FANNIE LAURENCE

SOUS LE SOLEIL DE TRINIDAD

 

Fannie Laurence a longtemps accumulé les clichés de panoramas et de territoires étrangers. Aujourd’hui, elle quitte la route pour capturer la lumière dans son propre studio, à Montréal.

 

C’est en fondant le studio Trinidad avec sa collègue et amie Anaïe Dufresne que Fannie a franchi le pas comme photographe professionnelle. « J’ai essayé de ne pas être photographe pendant longtemps, je mettais ça de côté... Je gardais ça comme sideline. » Lorsqu’elle s’est retrouvée privée d’espace chez elle pour pratiquer son art, sa passion s’est encore plus imposée. Elle a donc approché Anaïe, qui l’a accompagnée dans sa quête d’espace de travail. Fannie évolue avec le studio Trinidad, où elle apprivoise une lumière volage, selon sa partenaire : « La lumière naturelle, on peut penser que c’est facile parce qu’elle est là, mais non ! C’est capricieux, et apprendre à jouer avec, c’est l’une de ses forces », explique Anaïe. « Je dois savoir lire la lumière pour bien la faire valoir », renchérit Fannie, « ensuite, je peux l’utiliser pour mettre en valeur mon sujet. »

 

À 14 ans, Fannie fait l’acquisition de son premier appareil photo – une Pentax K1000 argentique, offerte par son père. Il lui a tout appris de la photographie, au cours de leurs grands voyages et nombreux roadtrips. Dès lors, elle a fait usage de ses diverses caméras, pour raconter les paysages du Mexique, des Etats-Unis ou du Japon.

 

En ce qui a trait aux portraits, elle offre une perspective très personnelle, avec des séances qui prennent plutôt la forme de rencontres. Elle raconte : « J’aime beaucoup faire des longues séances de portraits avec les gens. Y’a pas de timeline. On parle, je shoot, tu te changes, on échange... ». Ceci dit, la photographe sait qu’il n’est pas toujours facile de se voir dans les yeux d’un autre. À cet effet, elle est persuadée que l’écoute est essentielle pour que la confiance s’installe entre sa caméra et son sujet : « J’aime quand les gens me laissent voir leur fragilité, leur sensibilité. C’est important pour moi d’essayer de vraiment connaître la personne et ça donne des portraits très intimistes. C’est mon processus, pour aller chercher l’essence d’une personne », conclut-elle.

 

Son prochain projet consiste en une série de portraits en noir et blanc, qu’elle réalisera en argentique. Bien que sa passion soit initiée par l’art du portrait, Fannie désire exploiter d’autres côtés de la photographie. « Avoir le studio c’est aussi l’occasion de rencontrer des photographes, des producteurs et directeurs artistiques - de travailler avec des gens du métier et être ancrée dans le milieu. » ajoute-t-elle. « J’explore, je crée, j’apprends...je veux tout savoir ! »

 

L’aptitude de Fannie Laurence à amadouer la lumière naturelle contribue à faire rayonner la fragilité des moments, à travers tout son portfolio. Elle continuera de l’étoffer et d’y apporter des nouvelles nuances, ici à Montréal, au studio Trinidad.

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